Portaventura

Publié le par David

Buenos dias, me llamo Pedro y tu como te llamas? Vivo en el sur de America del sur....

C'est avec ces bases d'espagnol, apprises en quatrième, que je me suis lancé dans l'aventure ibérique. L' espagnol, les tapas, le flamenco et les castagnettes, la guitare, le soleil, l'huile d'olive etc... Ce que je ne savais pas à l'époque, c'est que ces quelques phrases m'entraîneraient dans une aventure qui n'a absolument rien à voir avec cette introduction : Portaventura.

Comment vous décrire ce qui s'est passé...Vous connaissez peut-être la foire aux oignons de Vannes? Je parle de la partie manèges, jeux d'adresses, barbe DE papa ( et non pas "à". Je milite pour ne pas massacrer cette belle langue qu'est le français), les churros et cet voix désagréable de forain "vouzzzen voulez plusss? C'est reparti pour un toouuuuur" (je ne le fais pas très bien je sais). Et bien Portaventura c'est pareil. En mieux. Allez, je vous raconte :

On se lève super tôt pour un samedi, style 7h (du mat !) et on saute dans un train. 1h30 plus tard on arrive à Portaventura, le 6ème meilleur parc d'attraction du monde, après Disneyworld aux Etats-Unis, celui de Paris, un machin au Mexique et bien sûr la Foire aux Oignons de Vannes. Les portes s'ouvrent juste à notre arrivée et nous pénétrons un parc vide. Pas un chat. Par contre pas mal de lapins et des gens qui préparent leurs stands. En fait, les grands manèges et autres montagnes russes n'ouvrent qu'à 10h, et à notre grande surprise les vendeurs de boissons, sandwiches etc...ne sont toujours pas prêts. Super organisation. Bref, on commence à faire la queue pour la nouvelle attraction. Le truc de la mort qui tue. Un méga grand huit qui va à fond. Au bout d'une demi heure les employés écrivent un petit mot sur le tableau : HORS SERVICE. Supeeeeer ! Pour une fois qu'on était dans les premiers... On court vers la deuxième meilleure attraction du parc : Dragon Khan. C'est dans le monde Chinois. Et là...

Petite parenthèse. C'est un effet de suspense. Portaventura est divisé en quatre mondes : la Chine, le Far West, le Mexique et la Polynésie (non ce n'est pas une maladie). Je reprends donc le cours de mon histoire :

...rien. Juste quelque personnes qui font la queue et déjà on peut prendre place dans la plus grande montagne russe d'Europe. Au fait, je ne vous avais pas dit que le plus grand manège dans lequel j'étais monté jusqu'alors c'était les auto-tamponneuses? Bon, je suis aussi monté sur une échelle une fois, mais papa la tenait fermement ! Bref, c'est le départ, on grimpe doucement, j'ai l'impression que ça ne s'arrêtera jamais, et finalement cette idée ne me déplaît pas puisque ce que je redoute le plus, c'est la descente ! Et là....vous avez déjà vu la publicité Orangina avec les deux types déguisés en bouteilles dans une montagne russe ? Et bien c'est pareil. Le frisson de ma vie (après mon premier baiser, mais ça ne vous regarde pas) un truc énorme, le coeur à cent à l'heure, les mains crispées sur les poignées, je me suis même subitement découvert très croyant ! Mais le temps d'un Notre Père et c'était déjà fini. Livide, je quite mon siège pour entendre un joyeux : "Super ! On le refait ?". Vous l'aurez deviné. C'était Carole de l'Agence Tous Risques. Comme je n'avais pas encore recouvré tous mes esprits, je me retrouve de nouveau dans le même siège. On n'apprend pas de ses erreurs.

Je ne vais pas tout vous détailler la journée, mais elle s'est poursuivie ainsi, de montagnes russes en trains de la mine, en passant par le cinéma dynamique et sans oublier les Splashs. La journée fut, hélas, un peu nuageuse et nous souffrîmes quelques averses, mais dans l'ensemble ça s'est bien passé. Les mondes sont très bien faits jusque dans les plus petits détails et les spectacles de très bonne qualité.

Pour finir, la nouvelle attraction fut réparée et "once again one more time", nous revoilà à faire la queue pour s'envoyer en l'air (sans aucune arrière pensée). Ce fut le pire/meilleur de la journée. Quelques sièges indisponibles (les attaches ne fonctionnant pas) et des cris stridents provenant des malheureux passagers. Carole et moi prenons place. Le "train" avance. Des écrans s'abaissent et nous passe un film de 10sec où l'on voit un professeur fou abaisser des manettes. Et d'un coup d'un seul, wouf ! Non pas de chien, mais un départ de 0 à 100 km/h en deux secondes. Littéralement scotché au siège, les pieds dans le vide, les joues au vent, les paupières plaquées au front (en plus nous étions au premier rang), le coeur s'arrête. Le paysage défile à une vitesse époustouflifiante, on fait une deux vrilles, deux virages et c'est fini. 20 secondes chrono. 1h40 de queue à 2 à l'heure pour 20 secondes à 300km/h que dis-je, 3000km/h. Même Carole avoue : "Ca va vite". En descendant de cette machine d'enfer, j'avais les cheveux plaqués en arrière et les yeux qui coulaient. Mes trois neurones s'agitaient comme des bulles de champagne ou les ballons du Loto si vous préferez.

Vers 22h il était déjà l'heure de rentrer. La dernière attracion : le RER pour rentrer sur Barcelone. C'est pas mal non plus. Plus lent, mais plus vicieux. Il vous bombarde d'air conditionné alors qu'il fait super froid, que vous êtes trempés à cause du Splash et des averses et que bien sûr, têtes de linottes que vous êtes, vous n'avez pas de pull ou de rechange.

Portaventura c'est vraiment une grande aventure, une première pour moi, une de plus pour Carole casse-cou (attention aux dyslexiques) et un grand souvenir. J'étais tout de même déçu de ne pas voir Mickey. J'espère le rencontrer un jour...

 

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Publié dans paths

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C
horrible.... carole c un peu le looping d agence tt risque.... mais super recit david, j ai vomi..
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P
Génial, David, tu es enfin prêt pour affronter Disneyland au mois d'août......
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