Saint Christophe des maisons
Bonjour à tous,
Je sais que nous avons de la chance de pouvoir profiter du soleil en plein hiver alors qu´il pleut sur notre douce France, Camille. Ne pleure pas, non ne pleure pas, nous serons bientôt enveloppés du froid breton. Non Blog-trotteuse, aucune trace de Tarzan ni de Cheetah (et non pas chita !), juste le Coréen qui aurait bien pu être ton frère...Merci "maman" et No2 pour le compliment sur les photos et non, je ne suis pas un singe. Pour l´épilation, je me contenterai du maillot :) et pour Dora l´exploratrice, j´avoue ne pas connaître. Je suis plutôt de la génération Tomb Raider avec Lara Croft.
Ça y est ! Nous avons retrouvé "Papou" et sa horde de touristes français à l´assaut du Mexique. 42 intrépides voyageurs nous ont accueillis dans leur hôtel grand luxe, mais aucun signe de "Papou". Où est-t-il ? On nous aurait menti ? Mais non, il s´était déjà retiré dans sa chambre pour l´inspection de routine. Ce fut donc les grandes retrouvailles. Très vite nous nous joignons au reste du groupe pour le repas typiquement pas-du-tout mexicain (dommage pour le groupe), mais plutôt bon à notre palais déjà usé par le piment et quelque peu las des tacos. Pour la première fois depuis près de 4 mois, nous sommes sortis le soir pour écouter un groupe jouer du "Buena Vista Social Club" et compagnie dans un club. Sur les coups de minuit, nous quittons Papou qui trouvera un repos bien mérité (il se lève vers 6h du matin tous les jours, le planning est très chargé) et nous nous dirigeons vers notre hôtel. Comme prévu, c´est fermé depuis 20h et le gardien est parti, mais nous avons la clé, aucun souci. Jusqu´à ce que j´essaie d´insérer la clé dans la serrure et ... qu´elle n´entre qu´à moitié, refusant catégoriquement de tourner! Là c´est la panique. On tambourine à la porte espérant que les autres clients nous ouvrent. Rien. On frappe comme des sourds pendant une demi-heure. Toujours rien. Carole a l´idée géniale d´aller à l´hôtel de son père car tous les autres sont fermés. Par chance le gardien nous ouvre et nous laisse entrer sous le pretexte que "Carole doit parler à son papa". Nous montons à la chambre no25... pour n´en ressortir que le lendemain matin.
En effet, la chambre de Papou comprend deux lits doubles et nous squattons pour la nuit, nous
échappant à 7h du matin sans être vus. Là, une autre surprise nous attend. On fait les plantons pendant 1 heure et nous retrouvons deux autres jeunes enfermés dehors tout comme nous. Nous devions rejoindre le groupe de Papou pour visiter le centre ville à 8h, mais comme l´hôtel est toujours fermé avec toutes nos affaires dans notre chambre, je décide de rester attendre le réceptionniste pour qu´il constate notre infortune, pendant que Carole rejoint Papou. J¨attends jusqu´à 8h30 pour constater que le réceptionniste ne peut lui non plus utiliser sa clé. Il va chercher un serrurier qui ne commence sa journée qu´à 9h. Un autre employé arrive à 9h30 et reste avec moi à la porte. C´est à 10h que la propriétaire de l´hôtel arrive avec le serrurier, qui en deux temps trois mouvements débloque cette fichue porte que j´admire depuis près de 3 heures! La propriétaire, avec toute la mauvaise foi du monde, marmonne que ces imbéciles d´Européens ne savent pas se servir de la clé etc. Sur ces entrefaits, Papou et Carole débarquent. La visite est terminée. On petit déjeune et on négocie une nuit gratuite.
La suite est plus calme et agréable. Nous faisons le marché et à 12h nous partons tous ensemble manger dans un restaurant super classe. C´est Papou qui régale et on s´est vraiment régalés ! A 14h le bus dépose le groupe dans un village Indien Tzotziles à San Juan de Chamula. Nous visitons une église où se déroulent des cérémonies traditionelles catholico-indiennes. Les indiens ayant accepté le Christianisme mais en donnant aux Saints catholiques les pouvoirs de leurs divinités de la nature. Entrer dans cette église, c´est entrer dans un autre monde. Rien à voir avec le froid de nos églises Européennes (tant au niveau du style et de la décoration que de la température ambiante). Pas de bancs, les gens s´assoient par terre, sur des aiguilles de pin qui jonchent le sol. Les enfants jouent
et les adultent dégustent du "Posh". L´air est saturé d´encens, on trouve des bougies partout, un groupe joue de la musique et les gens parlent à voix haute. C´est plus un lieu de réunion que de culte bien que certains s´agenouillent et se recueillent devant les statues des Saints. Saint Jean est le patron de la communauté en sa qualité de gardien des moutons, animal sacré et il remplace Jésus sur sa croix. On ne peut pas prendre de photos ni regarder les indiens dans les yeux car ils craignent qu´ainsi nous leur "volions leur image" et salissions leurs âmes reflétées dans le regard. Nous quittons ce lieu magique pour voir une maison indienne où une famille (bien accoutumée aux touristes) nous montre leur maison et l´élaboration de tissus colorés, artisanat dont ils dépendent. Je constate l´étrange contraste entre la maison très rustique et la chaîne hifi dernier modèle et la télé 85cm diffusant "Bob l´éponge". Le tout étant caché par des couvertures, pour que les touristes ne les voient pas. Mouais...pas très authentique tout ça ! Nous goûtons du "Posh" (je ne suis pas sûr de l´orthographe mais vous devinez la prononciation) liqueur de maïs très forte et les blagues sur les pochtrons et autres bar-à-poches fusent. Ça fait plaisir de retrouver des français...
Retour à San Cristobal vers 17h. Carole, Papou et moi allons nous promener dans la ville et dégustons un bon chocolat chaud dans un café chic. Il fait plutôt froid en raison de l´altitude (2000 mètres environ), surtout quand la nuit tombe et le chocolat fait du bien. Vivement la côte sud et les plages de Mazunte ! Le soir, nous dînons à l´hôtel avec le groupe (avec une bonne bouteille de vin chilien "Concha y Toro") et il est déjà l´heure de se dire au revoir. Mais au fait, et la promesse de Papou de sponsoriser notre blog me direz-vous ? Et bien, chose promise, chose due, Papou n´a pas maqué à sa parole et nous pourrons continuer à vous écrire jusqu´à Mexico, le 4 février. Merci Papou. Il continue son chemin à un rythme effrenné avec ses 41 complices jusqu´à Cancún, passant quasiment par tous les sites que nous avons visités. Bonne route, c´est super beau!
Aujourd´hui, on s´est levé un plus tard, tellement heureux d´avoir pu ouvrir la porte de l´hôtel (ils ont changé la serrure entre temps). Nous sommes allés au marché le matin et nous avons pris un "combi" pour aller jusqu´au zoo. Pas extraordinaire, mais nous avons découvert la faune locale et le cadre est sympa puisqu´il est situé dans une forêt. Ensuite nous asencionnâmes (sette faute ait untansionnel !) le mont je-ne-me-rappelle plus le nom pour voir une église qui domine la ville et prendre quelques photos de ce joli point de vue. En guise de récompense nous nous sommes offerts des gauffres dans un bar de métalleux en écoutant du "Loringen" groupe de heavy métal Argentin. Ça fait du bien (la gauffre pour Carole et la musique pour moi). Et nous voilà sur le net à vous conter ces deux derniers jours. Nous partons ce soir à 18h30, destination Mazunte, 11 heures de bus. J´ai hâte...
A bientôt.