Une oasis nommée Huacachina
Bonjour,J´espère que vous vous êtes tous remis du réveillon et que la reprise n´a pas été trop dure. Merci pour les souhaits de bonne année à Papou, Mitte, Cécile, Camille, Blog-trotteuse, numéros 2 et 3.
Après une nuit tumultueuse à essayer d´étirer nos jambes par-dessus la balustrade qui nous séparait des WC, nous nous sommes battus avec l´hôtesse pour lui arracher nos plateaux petit-dej que nous avions payé après tout, puis le chauffeur nous a lâché près du stade d´Ica à 7h. Bien lunés, les locaux finissent de nous astiquer en nous proposant à tour de rôle des taxis que nous n´avions jamais demandé puis nous avons fini par lâcher et monter dans une de ces voitures jaunes qui nous conduisit à la place centrale. Bien sur, à 7h, tout est fermé. Le ciel est blanc mais .... il ne pleut pas. On se réfugie quand même dans le seul café ouvert aux prix tels que nous ne commandons qu´un thé. L´histoire de passer le temps et l´humeur.
Dix minutes plus tard, nous sommes convaincus d´avoir tout vu d´Ica et décidons de reprendre la route.
Pas trop loin heureusement. Seulement 4km séparent Ica d´une oasis dont nous avaient vanté la beauté nos compagnons du Salar d´Uyuni. Nous ne savions vraiment pas à quoi nous attendre. Une oasis ? Au Pérou ? Effectivement, nous sommes accueillis par d´immenses dunes de sable qui paraissent si artificielles collées à la ville. Le taxi nous dépose dans une auberge aux chambres plus que basiques (du genre le toit est en paille et au-dessus de mon lit, il y a un trou. D´accord il était petit mais valait mieux pas qu´il se mette à pleuvoir). Bon auberge basique, mais, pourvue d´une piscine quand même. Avec un bar tout aussi sympathique.
Pas trop loin heureusement. Seulement 4km séparent Ica d´une oasis dont nous avaient vanté la beauté nos compagnons du Salar d´Uyuni. Nous ne savions vraiment pas à quoi nous attendre. Une oasis ? Au Pérou ? Effectivement, nous sommes accueillis par d´immenses dunes de sable qui paraissent si artificielles collées à la ville. Le taxi nous dépose dans une auberge aux chambres plus que basiques (du genre le toit est en paille et au-dessus de mon lit, il y a un trou. D´accord il était petit mais valait mieux pas qu´il se mette à pleuvoir). Bon auberge basique, mais, pourvue d´une piscine quand même. Avec un bar tout aussi sympathique. Comme de coutume, après une nuit dans le bus, nous filons dormir et ne refaisons surface que vers 13h. Nous étions quand même le 31 décembre et les locaux tentaient de nous vendre les billets pour leurs différentes fêtes. On nous proposait une grosse soirée avec buffet à volonté + cotillons + petit dej pour 13 euros, assez tentant mais, ça ne comprenait pas les boissons. Puis un gars m´accoste pour la soirée de notre auberge à 8 euros comprenant le buffet et alcool à volonté de 20h à 22h. Hum.... Que choisir ?
Vous l´avez compris, nous avons passé l´après-midi au bord de la piscine et le soir nous sommes restés à la soirée organisée par notre auberge. Sauf qu´en fait, nous étions 15 et que c´était super nul. Pas d´ambiance, pas de musique, une grande table où chacun mangeait comme à la cantine et à minuit dix nous dormions. Ouais. Désolée, pour vous lecteurs, tout ça reste ennuyeux.
Attendez que je vous raconte la journée du 1er janvier 2007. Bronzette, piscine et ..... l´activité de la journée : du buggy et du surf sur les dunes. Apparemment l´oasis n´était avant pourvue que de deux hôtels et était connue pour ses vertus curatives. Or, il y a 5 ans, un Israélien s´est ramené avec sa planche de surf et a lancé le surf sur les dunes. Donc en 5 ans, les auberges ont pullulé ainsi que les différents services offerts.
A 16h30, nous nous embarquions avec d´autres clients de l´auberge pour deux heures d´aventure sur les dunes. Donc le buggy à fond nous donnant les sensations d´être à une fête foraine puis en haut d´une cote, notre chauffeur nous propose notre premier cours de surf sur le sable. Autant dire que c´était notre premier cours de surf car ni David ni moi n´en avions jamais fait malgré notre proximité à la mer. Notre guide nous invite à descendre sur le ventre en pliant bien les coudes vers l´intérieur en disant que la descente allongée, c´est la moins risquée. Hop, il nous cale bien, nous fait passer sous ses jambes et en avant pour bouffer du sable !
Première descente, impeccable. Bon bien sur, j´ai un peu les chocottes mais tout se passe bien. Arrivée en bas, deuxième descente. Cette fois, je ne résiste pas en regardant les autres compagnons de surf qui glissent debout pieds sur la planche et je décide de faire la même chose. Hop, je me lance, bon c´est pas la top classe mais je me sens dans le move, style je plis mes genoux et je touche la vague. C´est pas parfait mais j´arrive à descendre quelques mètres debout quand même. Troisième descente, ça y est, je me sens chaude, toujours avec les chocottes mais je vois d´autres filles se lancer sures d´elles toujours debout et je décide de renouveler l´expérience. Déjà je mets une heure à me mettre debout car le guide me conseille d´attacher mes pieds assise et lorsque je me mets debout la planche glisse mais sur la mauvaise pente. A force de sautiller, ma planche est en équilibre sur l´angle et hop je me lance sur la pente. 1 mètre, 2 mètres, cool, je me baisse, je touche la vague et là..... forcément si je raconte autant dans le détail c´est qu´il va se passer quelque chose.... et là, je perds totalement contrôle de la situation. Plus du tout dans le move la fille. Dans la vie, on se croit toujours préparé alors qu´en réalité quand la tête frappe contre le sol, on ne comprend pas tout ce qu´il se passe. Je pensais avoir mis mes mains devant pourtant. Mais non, c´est la tête en avant que l´aventure du surf sur le sable se termine pour moi. Les cheveux dans le vent, je me retrouve en deux secondes la tête dans le sable, je la relève et plein de sang..... haaaaaaaaaaa ça goûte de mon nez comme pas possible et là je me dis, putain, je me suis pétée le nez ou genre la dent de devant car je sentais que ma racine me faisait mal. Donc pendant 5 minutes, je reste la tête en avant regarder le sang goûter l´histoire de ne pas m´en mettre plein sur les fringues et le gentil guide est venu à ma rescousse avec son bidon d´eau l´histoire de tout nettoyer et en 2 temps 3 mouvements, mon nez arrête de saigner et tout va bien sauf que je fais la gueule comme pas possible et je remonte plus sur un surf. Non, je suis pas une jack-ass et malgré l´insistance du guide, je reste dans le buggy le reste de l´excursion peu convaincue de mes capacités de surfeuse. Faut dire que tous les jours il y a des accidents et que le guide nous en a raconté de belles dont un mec qui s´est pété la clavicule en trois parties et qu´ils ont du transporté à bout de bras etc etc.
Le coucher de soleil était beau. C´était cool de le voir se coucher dans le désert et de voir l´oasis éclairée par la lune.
Le coucher de soleil était beau. C´était cool de le voir se coucher dans le désert et de voir l´oasis éclairée par la lune.Voilà c´était notre 1er janvier. Le 2, c´est-à-dire aujourd´hui, nous avons traîné à l´auberge l´histoire de profiter de cet endroit de rêve, il faut le dire, et à 13h un pousse-pousse à moteur nous déposait au terminal de bus d´Ica. Après trois films avec Jet Li, nous sommes arrivés sains et saufs à Lima à 18h pour ne trouver que des hôtels et des restos hors de prix. Donc au programme pour demain, visite de la capitale, achat du Lonely Planet sur le Mexique, confirmation des vols et jeudi soir, normalement, nous nous envolons pour notre dernière destination. A bientôt.
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