Valparaiso-0, La Serena-1
Bonjour à tous,
Oui je sais, une fois de plus beaucoup de temps s´est écoulé depuis notre dernier article. Malheureusement nous nous sommes rendu compte que la capacité du blog est quelque peu limitée (les 50% sont déjà dépassés) et qu´à ce train, nous devrons supprimer nos premiers articles sous peine de ne pas pouvoir arriver au bout des 4 mois.
Nous vous avions donc laissés à Santiago, au bord de la piscine de Donncha et Jennifer. C´est le coeur lourd que nous avons dû quitter le luxe ce matin du 21 Novembre et reprendre notre vie de routards, notre maison sur notre dos. Après de touchants adieux avec Donncha (vous remarquerez sa manière singulière de dire au revoir à ses invités) nous nous sommes embarqués pour Valparaiso, située à 2 heures au nord-ouest de Santiago.
Valparaiso, ville portuaire de 120.000 âmes qui a pour particularité d´être bâtie sur
des collines. Les maisons sont faites de tôle ondulée (le matériau favori de mon grand-père pour ses cabanes) de toutes les couleurs et on y accède par ascenseurs. Attention, pas de bêtes ascenseurs citadins, des ascenseurs datant du début du siècle (le XXème, pas le XXIéme !) tout rouillés mais pleins de charme. On apprend vite à les aimer tellement les collines sont escarpées. Nous avons donc utilisé ces fameux ascenseurs (je dis beaucoup "ascenseurs" dans cet article vous ne trouvez pas ?) pour visiter la maison-musée de Pablo Néruda, célèbre auteur chilien. En fait, nous ne sommes pas rentré dans le musée, trop cher, mais la maison est jolie vu de l´extérieur et le vue sur la ville est sympa.
A part ça, Valparaiso, c´est une grande ville qui sent le gaz d´échappement, l´urine, la vase du port tout proche, la friture et le poisson pas trop frais. Le sol est jonché de papiers, de détritus, de clochards, de chiens, de pigeons, de mégots de cigarettes et autres trucs indésirables. Pas de plage et pas vraiment grand chose à faire. Personellement, vous l´aurez compris, j´ai pas trop aimé.
Le 21 au soir on a juste fait un tour de la ville pour ensuite regagner notre trou à rat (la maison d´hôte était immonde et froide, on l´a prise parce que c´était pas cher et il y avait la télé avec câble. J´imaginais déjà papa en train de refaire les plâtres et l´isolation !). Résultat, le 22 on avait nos billets pour La Serena
avec un départ à 22h20. Le voyage de 7 heures de nuit allait nous faire économiser une nuit d´auberge mais prolonger le séjour à Valparaiso. Je dois cependant avouer que la journée du 22 passa plus vite que les quelques heures de la veille. Le quartier dans les collines est sympathique quand il fait soleil. Le soir, prit par un grosse envie de pizza, on se dégote un petit restaurant bien sympa et pas cher. Pizza délicieuses, et comme d´hab depuis le brésil, Carole demande une pizza au chocolat. Evidemment ils ne connaissent pas. A la fin du repas, le serveur trop sympa, passe en cuisine et sous les yeux ébahis du cuistot prépare lui même une pizza au chocolat, rien que pour Carole ! Super gentil. Du coup, on ne voit pas l´heure qui défile et Carole doit courir à la gare routière pour récupérer nos sacs laissés en garde, pendant que je paye et remercie notre gentil serveur.
Après une nuit de demi-sommeil dans le bus, nous sommes arrivés à La Serena à 6 heures du matin, le 23 Novembre. Il faisait nuit et nos espoirs de trouver un auberge à cette heure étaient bien minces. Mais là notre bonne étoile s´est surpassée et le bureau d´information de la gare routière, qui ne devait ouvrir qu´à 8h, était éclairé. Coup de bol, un chilien d´une trentaine d´année s´approche et nous dit : "Vous cherchez un logement ?". Ouiiiiiiiiiiiiiii ! Là, Carole et moi on se regarde et on se promet mentalement : "cette fois, on se trouve un truc propre". Et voilà, il nous montre la chambre, propre, la cuisine, propre et la salle d´eau, propre ! En plus c´est le même prix que le taudis de Valparaiso. La Serena marque un point. On se couche tout de suite pour se relever à 10h30.
La Serena, station balnéaire dont l´attraction principale se trouve être...la mer ! On file donc à l´office du tourisme pour voir ce qu´il y a d´autre à voir. 29 églises (rien que ça !), un phare et la plage. On file à la
plage histoire de se détendre un peu et là, nous vérifions le dicton local : " il vaut mieux des nuages et pas de vent, que du vent et un ciel dégagé". En gros, ça caille. Sur la plage, un vent à décorner tout ce qui peut avoir des cornes. Tant pis, je me mets sur la plage à bronzer. Le sable vole, s´infiltre partout, on a la chair de poule, c´est pas super agréable, mais il fait beau ! On va voir le phare, magnifique. Le style est presque arabe. Le sable, les chevaux à côté et la musique du vendeur de Kébabs du coin finissent de peaufiner le tableau. On se croirait à Marrakech (même si je n´y suis jamais allé). Sur le retour, on fait un crochet par le supermarché histoire de se cuisiner un truc pour éviter le restau, c´est toujours ça d´économisé. On fait des courses pour 15 jours alors qu´on ne reste que 2-3 jours, comme d´habituuuuuude, et arrivés dans la cuisine, surprise ! Pas de frigo ! Ce détail nous avait échappé...Heureusement la maman de notre hôte habite juste à côté et accepte gentiment d´héberger notre lait, viande, fromage et autre.
Ce qui nous amène à aujourd´hui. Le programme du jour c´est, visite du centre ville et promenade sur la plage, le temps est gris, donc pas de vent ! On va aussi se renseigner à propos des horaires de bus pour retourner en Argentine. Prochaine étape, Mendoza ou San Juan. On vous tiendra au courant...¡Hasta luego !