Rio c´est pas le Pérou
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs bonsoir.
C´est en direct de Rio de Janeiro que j´écris ce rapport. Nous avons quitté Asunción le 18 Octobre dans l´après midi. Après avoir profité quelques heures du charmant patio de l´hôtel à lire les oeuvres d´Isabel Allende (´El Zorro, empieza la leyenda´ pour ma part et ´La casa de los Espiritus´pour Carole) alors qu´en réalité Carole cherchait un prétexte pour rester près des fleurs pour y photographier son colibri-libellule, nous avons rejoint l´aéroport d´Asunción (Carole, bredouille). Nous avons fait
l´acquisition d´un magnifique ensemble collier-bracelet artisanal, fabriqué par un Indien Guarani, tout ce qu´il y a plus authentique, histoire de dépenser les quelques Guaranis (la monnaie, pas les gens) qui nous restaient. Notez la joie de l´Indien sur la photo.
L´arrivée à Rio a été marquée par un évènement capital : la perte du couteau suisse et des couverts de l´armée gentiment prêtés par le papa de Carole. En effet, Carole avait essayé de passer les contrôles de l´aéroport d´Asunción avec ces objets dans le but évident de détourner l´avion sur Nantes. Elle avait été tout de suite appréhendée par la sécurité qui avait rangé les armes blanches dans son bagage en soute. C´est donc totalement bouleversés par cette perte que nous sommes arrivés dans la capitale brésilienne. Ceci explique peut-être notre état d´esprit et ce qui suit :
Rio. Merveilleuse cité située dans une baie bordée de plages de rêves et peuplées de jeunes nymphes, elles aussi de rêves. Ville symbole du foot, des strings, du culte du corps, de la samba, du soleil... Ouais. Nous fûmes accueillis par un petit 18 degrés (contre 30 degrés à Asunción), une belle pluie d´été, 50% d´obèses, une équipe de foot qui n´a pas battu la France depuis belle lurette, la douce musique des klaxons, une pollution suffocante, une brume épaisse et des plages désertées aux eaux marâtres. Rio c´est pas le Pérou ! Bon, ne voyons pas tout en noir. L´auberge de jeunesse avait dépêché un chauffeur pour nous accueillir à l´aéroport. Il nous a fait une petite visite guidée en route (sachant que comme tous
les brésiliens il avait répondu ´oui´ a ma question ´Parlez-vous espagnol?´ mais débitait ses explications en Portuguais). Bonne surprise aussi à l´auberge. Ambiance très chaleureuse, malgré les trous dans le toit de notre dortoir par oû s´infiltrait la pluie nocturne ponctuant notre nuit du cliquetis des gouttes tombant dans la poubelle, petit déjeuner (à volonté) inclus et accès internet (payant).
Hier, 19 octobre, journée de pluie continue. Nous avons tout de même visité le quartier Santa Theresa, (sans sortir du tramway, rappelez-vous, il pleut) ainsi que le centre ville oû nous pouvions nous abriter. Le soir, on s´est fait une petite pizza et, une première pour nous, une pizza au chocolat en dessert ! C´est super bon ! Aujourd´hui on a donné nos vêtements à laver (il était temps !) et direction le Pain de Sucre (petite montagne qui domine la baie). On y accède par téléférique et la vue est imprenable. Le temps était blanc, mais pas de pluie. C´est toujours ça de pris ! Ensuite, nous avons passé l´après-midi dans le
jardin botanique. Superbe collection d´orchidées (prononcez ´orkidé´bande d´incultes :), cascades, fleurs a colibri...et justement, voici un scoop : une photo de colibri ! Regardez bien, si, si ! Il est tout petit, il s´est posé juste pour la photo. Bref, ce fut vraiment une bonne journée: on a retrouvé les couteaux du papa de Carole (que la sécurité avait glissé dans mon sac au lieu de celui de Carole), il ne pleut pas (ou presque ), Carole a réussi l´exploit de photographier un oiseau-mouche non-imaginaire et ce soir un bon barbecue nous attends ! Que demande le peuple ? .........Du soleil !!!